Les vitamines

Les vitamines: un rôle vital pour l’organisme Le mot vitamine dérive de la thiamine, première molécule à laquelle l’on a donné ce nom. La thiamine est une amine, dont le rôle est vital pour l’organisme (rôle préventif vis-à-vis du béribéri). Par extension, d’autres nutriments jouant un rôle voisin ont aussi été appelés des vitamines. Les […]

Les vitamines: un rôle vital pour l’organisme

Le mot vitamine dérive de la thiamine, première molécule à laquelle l’on a donné ce nom. La thiamine est une amine, dont le rôle est vital pour l’organisme (rôle préventif vis-à-vis du béribéri). Par extension, d’autres nutriments jouant un rôle voisin ont aussi été appelés des vitamines.

Les vitamines sont divisées en deux familles : les vitamines solubles dans les graisses ou liposolubles (A, D, E, K), et les vitamines solubles dans l’eau ou hydrosolubles (B et C). En cas de consommation excessive, les premières s’accumulent dans l’organisme et peuvent devenir toxiques.

Les vitamines sont apportées par les différents ingrédients de la ration. Elles peuvent aussi être incluses sous forme purifiée. Les vitamines étant naturellement fragiles (sensibilité à la lumière, à la chaleur, à l’oxydation…), il est possible d’augmenter leur résistance à la cuisson en les protégeant des agressions extérieures.

A retenir

Vitamine A, D, E, K, thiamine, biotine… agissent sur la vision, la peau, la fonction de reproduction, la lutte contre les infections, la croissance osseuse, le fonctionnement du système nerveux…

Sélectionnez une vitamine ci-dessous:

L’acide folique aussi appelé folate, vitamine B9

L’acide folique intervient dans le développement des tissus du système nerveux. Une carence est à l’origine de malformation (comme la spina bifida) chez le fœtus en développement. Un supplément d’acide folique chez la chienne en gestation semble avoir un effet très bénéfique pour diminuer l’incidence des fentes palatines chez les chiots nouveaux-nés. L’acide folique a également un rôle préventif vis-à-vis des troubles anémiques

Pour la petite histoire

Découvert au milieu du siècle, l’acide folique est une vitamine soluble dans l’eau qui se stocke dans le foie de l’animal. On parle depuis quelques années de vitamine B9, mais les folates portèrent les noms de vitamine M, de vitamine Bc, et de facteur éluat.

Rôles dans l’organisme

L’acide folique est une vitamine du groupe B. Il est indispensable pour tous les tissus où les cellules se multiplient rapidement (ex : foetus). Il est impliqué dans la synthèse des composants essentiels de l’ADN. Durant l’embryogenèse, le foetus se comporte en véritable “pompe à acide folique” et une carence peut s’installer facilement chez la mère si elle n’en reçoit pas suffisamment.

Sources naturelles

Comme pour la plupart des vitamines B, les levures constituent la source alimentaire privilégiée d’acide folique. Mais le foie et les légumes verts, en particulier épinards et cresson, en sont particulièrement bien pourvus.

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Acide pantothénique aussi appelé vitamine B5

Cette vitamine étant très facilement trouvée dans l’alimentation, les déficits nutritionnels en vitamine B5 sont exceptionnels et se soldent par des symptômes généraux sans aucune spécificité.

Pour la petite histoire

Les recherches ayant conduit à la mise en évidence de l’acide pantothénique, en tant que composant d’une molécule “pivot” du fonctionnement de la centrale énergétique cellulaire (le “coenzyme A”), ont permis à Lipman de recevoir le prix Nobel en 1953. C’est dire l’importance de cette vitamine.

Rôles dans l’organisme

L’acide pantothénique entre dans la composition du coenzyme A, lequel est impliqué dans pratiquement tous les métabolismes (glucides, lipides, protides) à des fins de production d’énergie pour la cellule. Associé à d’autres vitamines du groupe B (niacine, choline et inositol) et à un acide aminé particulier, l’histidine, l’acide pantothénique joue un rôle très efficace dans la protection cutanée. Il favorise la synthèse des lipides cutanés, notamment des céramides, et permet de limiter la déshydratation de l’épiderme.

Sources naturelles

Le nom même de la molécule vient du grec pantos, qui signifie “que l’on trouve partout”… Les principales sources de vitamine B5 sont néanmoins les viandes, les oeufs, et les produits laitiers.

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La biotine, aussi appelée vitamine B8 ou vitamine H

Il s’agit là d’une des vitamines les plus actives pour l’obtention d’une peau et d’une fourrure de qualité chez l’animal. Elle contribue également directement au bon fonctionnement du système nerveux.

Pour la petite histoire

La découverte de la biotine est venue, au début du siècle, de l’étude d’une maladie dénommée “maladie du blanc d’oeuf ” : la consommation de blanc d’oeuf cru en grande quantité induisait des lésions de la peau, une chute des poils, et des troubles neuromusculaires. La cuisson du blanc associée à la distribution de levures permet de guérir cette maladie. L’absorption intestinale de la biotine, vitamine apportée par les levures, est en effet inhibée par une substance “antibiotine” présente dans le blanc d’oeuf cru, l’avidine.

Rôles dans l’organisme

La biotine intervient dans le catabolisme (réactions chimiques de dégradation) du glucose, des acides gras et de certains acides aminés. Elle est essentielle à la synthèse de certains autres acides gras.

Sources naturelles

Soluble dans l’eau, la biotine se trouve en grande concentration dans les levures, le foie, les rognons, et les oeufs cuits.

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La choline et l’inositol

La choline et l’inositol permettent de prévenir l’accumulation pathologique d’acides gras dans le foie. Ces substances assimilables à des vitamines font partie des facteurs “lipotrophiques”.

Pour la petite histoire

Choline et inositol ne sont pas des vitamines au sens propre, même si elles sont rattachées aux vitamines du groupe B. L’organisme est capable de synthétiser la choline dans le foie. La synthèse n’est cependant pas toujours suffisante pour couvrir les besoins, aussi est-il plus sage d’en ajouter dans les aliments. En revanche, les cellules de l’organisme et les bactéries intestinales sont capables de convertir le glucose en inositol.

Rôles dans l’organisme

Choline et inositol travaillent ensemble à l’édification des membranes cellulaires. Associés à d’autres vitamines du groupe B et à l’histidine, ils jouent un rôle positif pour renforcer l’efficacité de la protection cutanée contre la déshydratation. Combinée au phosphore, la choline donne naissance à la lécithine, une forme particulière de phospholipides présents dans les membranes cellulaires et les lipoprotéines sanguines. La choline entre également dans la synthèse d’acétylcholine, un médiateur très important au niveau des terminaisons nerveuses. L’inositol fait partie intégrante de la gaine de myéline qui recouvre les nerfs.

Sources naturelles

La choline est abondante dans les viandes, les oeufs et les noix. Les abats tels que le foie et le coeur de boeuf sont d’excellentes sources d’inositol.

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La niacine, aussi appelée vitamine PP, Acide nicotinique, Nicotinamide

La niacine permet de prévenir la pellagre, maladie grave qui associe des signes cutanés, digestifs, psychiques et hématologiques. En conditions physiologiques, elle contribue à la santé de la peau et à la qualité de la fourrure du chien et du chat.

Pour la petite histoire

La vitamine PP tire son nom du fait qu’elle permet de prévenir la pellagre chez l’homme, maladie dans laquelle la peau devient rugueuse. Chez le chien, une carence en niacine provoque une dermite prurigineuse de l’abdomen et des membres postérieurs. Elle risque d’apparaître lors d’alimentation pauvre en ingrédients d’origine animale et non supplémentée en vitamines du groupe B.

Rôles dans l’organisme

L’activation de la niacine permet à l’organisme de faire fonctionner toutes ses réactions d’oxydoréduction, essentielles à la production d’énergie à partir des graisses et des sucres.

Sources naturelles

La vitamine PP existe en quantités particulièrement importantes dans les viandes, les poissons, les céréales et les champignons.

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Pyridoxine, aussi appelée vitamine B6

Un déficit alimentaire en pyridoxine se manifeste par des anomalies cutanées, nerveuses, et sanguines. Elle contribue donc à prévenir ou à traiter certaines maladies touchant les organes en cause.

Pour la petite histoire

La pyridoxine, ou vitamine B6, ne fut découverte et isolée qu’au milieu du XXe siècle, et les recherches continuent pour mieux cerner ses rôles tant ceux-ci semblent nombreux dans l’organisme.

Rôles dans l’organisme

La vitamine B6 agit comme un coenzyme de nombreux systèmes enzymatiques ; elle joue donc des rôles multiples dans les métabolismes, en particulier dans celui des acides aminés.

Sources naturelles

Comme toutes les vitamines du groupe B, la pyridoxine est une vitamine soluble dans l’eau présente dans différents aliments : levures, germes de blé, viandes. Produits laitiers et céréales n’en contiennent que de très faibles quantités.

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La riboflavine, aussi appelée vitamine B2

La vitamine B2 contribue à la qualité de la peau et de la fourrure pour l’animal. Une carence provoque des modifications de la peau localisées à la zone périoculaire et à l’abdomen.

Pour la petite histoire

Après avoir été confondue avec la vitamine B1, la riboflavine est découverte en 1937. Ce n’est que depuis les années 1980 que l’on connaît certaines maladies liées à la carence en cette vitamine, les symptômes induits étant peu spécifiques. Elle est soluble dans l’eau.

Rôles dans l’organisme

La riboflavine est ce que l’on appelle un “coenzyme” (substance indispensable au fonctionnement de l’enzyme) pour de nombreuses réactions biochimiques : production d’énergie à partir des graisses, catabolisme des acides aminés, fonctionnement de la centrale énergétique de la cellule.

Sources naturelles

La vitamine B2 est très répandue dans la nature : levures, foie, fromages, oeufs et ensemble des dérivés laitiers. Elle est aussi produite par les bactéries intestinales chez le chien et le chat. La riboflavine est très sensible à la lumière.

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La thiamine, aussi appelée vitamine B1,

La carence en vitamine B1 est la cause du béribéri, tant chez l’homme que chez l’animal (fatigue, faiblesse musculaire, troubles de la marche et de la vision…). Une alimentation équilibrée permet de prévenir cette maladie. Mais la vitamine B1 fait également partie des éléments importants de la prévention et du traitement des maladies de dégénérescence nerveuse ou de certaines affections cardiaques (entre autres).

Pour la petite histoire

La thiamine est la première vitamine historiquement connue. Si le fameux “béribéri” est connu en Chine depuis 2 600 av. J.-C. chez les mangeurs de riz, il faut attendre 1885 pour que son origine nutritionnelle soit démontrée, et 1910 pour que la thiamine, dont la carence cause la maladie, soitconnue. Cette dernière, une amine “vitale”, se voit donner le nom de “vitamine”. Elle est soluble dans l’eau et se concentre dans le coeur, le rein, le foie et le cerveau.

Rôles dans l’organisme

La thiamine est une molécule essentielle impliquée dans de nombreuses réactions biochimiques complexes permettant la production d’énergie pour la cellule. Mais elle est surtout indispensable au fonctionnement du système nerveux, en permettant la synthèse d’un neurotransmetteur, l’acétylcholine (molécule qui permet la progression de l’influx nerveux d’un neurone à l’autre).

Sources naturelles

Les aliments les plus riches en vitamine B1 sont les levures et les germes de blé. Mais on en trouve aussi dans les viandes, les sons et les céréales.

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La vitamine B12, aussi appelée cobalamine

Vieillissement, végétarisme et maladies digestives sont susceptibles de générer des carences en vitamine B12 que l’alimentation doit pallier. Il en irait de même dans de nombreux types de cancers.

Pour la petite histoire

C’est en 1925 que l’on découvre les vertus antianémiques du foie de veau, liées à l’époque à l’existence d’un “facteur extrinsèque alimentaire”, qui ne sera isolé qu’au milieu du siècle pour être appelé vitamine B12. La particularité de cette dernière est d’être la seule vitamine qui nécessite dans sa formule chimique l’intégration d’un élément minéral : le cobalt.

Rôles dans l’organisme

Impliquée en tant que coenzyme dans de nombreuses réactions biochimiques essentielles, la vitamine B12 joue un rôle primordial dans la synthèse des protéines et dans la production de globules rouges.

Sources naturelles

La vitamine B12 se trouve exclusivement dans les produits animaux (foie, rognons, poissons, viandes). Les végétaux n’en contiennent pas.

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La vitamine C aussi appelée acide ascorbique

Généralement non indispensable au chien et au chat, la vitamine C devient importante à fournir dans l’alimentation lorsque le foie de l’animal ne peut plus en produire assez. Elle permet alors d’aider à prévenir ou à traiter les maladies liées au vieillissement, le stress cellulaire induit par l’effort physique, les dégénérescences articulaires (arthrose)…

Pour la petite histoire

Si le scorbut, carence en vitamine C, est connu depuis la nuit des temps chez l’homme (les marins le prévenaient grâce au citron), l’acide ascorbique n’est pas une vitamine au sens strict chez le chien et le chat qui peuvent le synthétiser en conditions de vie normales.

Rôles dans l’organisme

L’acide ascorbique assure diverses fonctions vitales dans l’organisme, comme :

  • la neutralisation des radicaux libres (effet antistress oxydatif ): la vitamine C permet la régénération de la vitamine E, elle-même antioxydant naturel puissant;
  • le métabolisme du fer,
  • certaines réactions immunitaires anti-infectieuses.

Sources naturelles

La vitamine C est très répandue dans la nature et tous les végétaux en contiennent, en particulier les agrumes (citron, orange), les baies (cassis), le kiwi ou les fraises. Chez le chien et le chat, la synthèse de vitamine C a lieu dans le foie, à partir du glucose.

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La vitamine D

Chez le chiot de grande race, l’excès de vitamine D est beaucoup plus fréquent que la carence : il provoque des troubles sévères de l’ossification (ostéochondrose).

La carence en vitamine D induit :

  • le rachitisme (rare chez le chien ou le chat) ;
  • l’ostéomalacie (douleurs musculaires et articulaires, fissures dans les os).

Pour la petite histoire

Le pouvoir antirachitique de l’huile de foie de poisson est découvert en 1782 et la vitamine D est isolée en 1932. Liposoluble, elle est apportée à l’organisme par l’alimentation. Chez l’homme et les herbivores, une synthèse naturelle qui se fait par transformation des stérols cutanés sous l’action des rayons solaires. Pour être active dans l’organisme, elle doit être modifiée à deux reprises dans le foie et dans le rein.

Rôles dans l’organisme

La vitamine D joue un rôle essentiel dans la régulation des métabolismes du calcium et du phosphore :

  • augmentation de l’absorption intestinale du calcium et du phosphore ;
  • optimisation de la fixation (ou de la libération) du calcium par l’os ;
  • diminution des pertes en calcium et en phosphore au niveau urinaire.

Sources naturelles

Les viandes et les végétaux sont pratiquement dépourvus de vitamine D. Les sources naturelles sont : les huiles de foie de poisson, les poissons gras (sardines, thons), le jaune d’oeuf, le lait et ses dérivés.

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La vitamine E,aussi appelé tocophérols

La vitamine E est utilisée en nutrition pour prévenir ou traiter de nombreuses maladies : celles induites par le stress oxydatif cellulaire (effort sportif, impacts des pollutions) ; celles liées au vieillissement de l’organisme, les maladies cardio-vasculaires, les cataractes, les affections neurologiques dégénératives.

Pour la petite histoire

La vitamine E est découverte en 1920, comme étant un facteur de fécondité, et isolée en 1936. Il faut attendre les années 1980 pour que soit mis en évidence son rôle d’antioxydant majeur pour la cellule. La vitamine E est un terme générique englobant plusieurs molécules : l’alpha-tocophérol est la forme la plus répandue. C’est elle qui possède l’activité biologique antioxydante la plus importante au sein des membranes cellulaires. La vitamine E est stockée dans le tissu adipeux de l’organisme, dans le foie, et dans les muscles.

Rôles dans l’organisme

La vitamine E protège la cellule contre l’action des “radicaux libres”. Plus scientifiquement appelés “espèces réactives de l’oxygène” (ERO), ces radicaux libres sont naturellement produits par les cellules au cours des processus d’oxydation biologique. À dose physiologique, iIs font partie des moyens de défense de l’organisme. En revanche, lorsque la balance entre antioxydants et ERO est déséquilibrée, on parle alors de “stress oxydatif ”.

D’une manière générale, la vitamine E permet :

  • la protection des membranes cellulaires ;
  • la lutte contre les effets biologiques du stress ;
  • l’amélioration des défenses immunitaires.

Sources naturelles

Les sources les plus importantes de vitamine E sont végétales : huiles, graines oléagineuses, germes de céréales. On en trouve également dans certains produits d’origine animale : foie, oeufs, beurre

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La vitamine A, aussi appelée rétinol ou axérophtol

La vitamine A joue un double rôle pour l’organisme.
La carence en vitamine A induit :

  • des problèmes oculaires (diminution de la vision crépusculaire, opacification de la cornée, sécheresse des conjonctives) ;
  • des problèmes cutanés (dessèchement de la peau, atrophie des glandes sébacées) ;
  • des anomalies de la reproduction ;
  • une plus grande sensibilité aux infections et aux complications pulmonaires.

L’excès en vitamine A est également néfaste à l’organisme (troubles articulaires, problèmes de reproduction).

Pour la petite histoire

Dans l’Antiquité, on traitait certains troubles de la vue en faisant consommer du foie. La vitamine A est isolée en 1913, et sa structure chimique connexe en 1931 : c’est un alcool à longue chaîne qui est soluble dans les graisses. Absorbée dans l’intestin grêle, elle se stocke dans le foie. Le béta-carotène est un précurseur de la vitamine A pour le chien, mais le chat n’est pas capable d’effectuer cette transformation.

Rôles dans l’organisme

  • Vision : adaptation à l’obscurité.
  • Reproduction : synthèse de certaines hormones.
  • Métabolisme : synthèse des protéines.
  • Peau et pelage : la vitamine A régule la croissance des cellules épidermiques, ainsi que la production de sébum. Elle permet de lutter contre la séborrhée et les pellicules qui se forment souvent après un épisode de prurit. Elle agit en synergie avec le zinc et les acides aminés soufrés.

Sources naturelles

En rétinol : foies, viandes, poissons, oeufs, produits laitiers.

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